jeu. Sep 24th, 2020

CONTRIBUTION: CAN 2019, DOUBLE SACRE.

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Il y a un an, j’apprenais que je devais, pour des raisons professionnelles, me déplacer au Sénégal. Le périple administratif fut tout sauf compliqué; pas de frais de visa entre les deux pays! 

le jour où je devais récupérer mes papiers, petite altercation avec l’agent de sécurité que je trouvais désagréable. A peine de retour chez moi, le chargé des Affaires consulaires m’appelle pour s’en excuser et m’encourager d’aller au pays de la Teranga que j’allais « aimer » selon ses propos. 

Aujourd’hui, nous sommes 2 jours après la victoire de l’équipe algérienne sur celle du Sénégal et ce souvenir me revient à l’esprit. Aujourd’hui, je ne fais pas qu’aimer ce pays, je le respecte, je l’admire, je le porte dans mon cœur et à jamais.

Quelques jours avant la finale tant attendue entre les deux monstres africains, je me sentais heureuse, joyeuse, bouleversée, paniquée, j’étais devenue une boule de sentiments contradictoires. Déchirée entre deux amours, je me demandais comment j’allais gérer ma sensibilité débordante et celle des sénégalais frères et sœurs qui m’entouraient.

Le jour « J », j’ai pris l’ambassade d’Algérie comme refuge pour regarder le match avec mes compatriotes, non par crainte des réactions sénégalaises, en cas de victoire, mais par égard à leurs sentiments, par respect au voisinage, chose rappelée et bien soulignée par l’Ambassadeur Algérien en poste ici à Dakar, depuis maintenant 4 longues années.

A la fin de la rencontre entre les deux pays frères, nous sommes surpris par la présence de deux journalistes de la chaîne Sport Inter qui désiraient recueillir à chaud nos ressentiments et nos témoignages.

Dignité, professionnalisme, sens du devoir, esprit sportif et courtoisie, tellement de qualités qui collaient à la peau de ces deux individus.

Nous avons senti, qu’ils n’étaient pas là seulement pour accomplir une tâche professionnelle, mais qu’en plus, ils partageaient notre joie, en dépit d’un cœur alourdi par une cruelle défaite, survenue après une autre finale où ils ont encore une fois effleuré le rêve de toute une nation.

Devant l’ouragan joyeux et surexcité algérien, ils ont su garder leur calme et leur sourire. A la fin de leur travail, ils ont témoigné respectivement de ce qu’ils ont vu, en wolof et en arabe, comme pour sceller le destin algérien et sénégalais à jamais. A travers une telle attitude et sans exagération aucune de ma part, je vois dans ce geste, un exemple à suivre, une magnifique preuve de leur esprit sportif, une leçon qu’ils ont donnée à toute personne qui a visionné leurs vidéos ce soir- là.

Je suis rentrée en contact avec eux, pour les remercier d’avoir publié mon témoignage et au retour, ils m’ont remercié de les avoir encouragé et donné de mon temps!

Que dire de plus? Fennecs et lions n’ont jamais été vus ensemble dans la vraie vie? moi je dis qu’impossible n’est pas africain. Le fennec a créé la surprise mais le lion s’est rajouté à mes yeux une 2ème couronne sur la tête, celle de l’honneur.

Merci Sport Inter…..

1,2,3 Viva le Sénégal

Sabrina, l’algérienne de la Téranga

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