sam. Juil 4th, 2020

BAL: Demba Seck, président AS Douane, « nous sommes prêts pour la compétition… »

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Demba Seck invité à l’ANPS, s’est donné à coeur ouvert en dévoilant les toutes dernières nouvelles au sujet de la BAL. Le patron de l’AS Douane est également revenu sur son rôle dans la FSBB et lance un appel à l’union des coeurs au Basket.


Par rapport à la BAL, le Sénégal état prêt à abriter la première phase des compétitions qui devait se tenir du 13 au 15 mars. L’AS Douanes devait jouer deux matches à Dakar. Tout le matériel est déjà à Dakar, je peux citer les ballons, les équipements sportifs et autres moyens audiovisuels. C’est pour dire que nous sommes prêts pour la compétition. Nous sommes en communication avec les organisateurs c’est-à-dire le Directeur des opérations, Lamine Savané. Il y a un suivi depuis les Etats-Unis pour l’accompagnement et voir ce qu’il y a lieu de faire. Il faut prier pour que la chaîne de contamination soit endiguée et les frontières ouvertes pour qu’on puisse choisir la date appropriée pour le démarrage de la compétition. Certains disent que la compétition pourrait être abritée par une ou deux villes, mais nous souhaitons que la première phase puisse se dérouler à Dakar pour mettre toutes les chances de notre côté. Nous allons jouer devant notre public et c’est l’occasion de remercier tout le monde. Il y avait un élan de solidarité, des sportifs, des clubs de basket et de la presse autour de l’AS Douanes pour qu’elle puisse jouer les premiers rôles dans ces joutes.
Revenons aux finances de la section… Une idée du budget président…
Vous conviendrez avec moi que ne je pourrais pas divulguer le budget de la section de basket. Je peux juste dire que c’est une manne financière mise à la disposition de la section de basket comme à l’image du football. Cela dans le but de permettre aux clubs de jouer les premiers rôles sur le plan national et continental. Pour nous, il faut un accompagnement sur le plan financier pour pouvoir avoir les meilleurs joueurs. Tout ce fait en coordination avec les besoins exprimés par le staff technique, dirigé par Mamadou Guèye « Pabi ». Le budget est établi en fonction du programme de recrutement et nous le présentons au président délégué qui a le dernier mot. Il met tout en œuvre pour que l’équipe soit dans des conditions optimales de performance. C’est ce qui anime tout l’encadrement technique et les joueurs. Nous faisons tout pour avoir les meilleurs joueurs et les mettre dans un bon niveau de salaire. Il ne faut pas aussi que nous prenions les joueurs pour leur payer un salaire misérable. Nous sommes conscients et nous savons qu’ils doivent être à l’abri du besoin. Par conséquent, il est fondamental que nous réservons à nos joueurs un traitement salarial digne. L’être humain doit être digne de ce qu’il reçoit. C’est dans cette perspective que l’AS Douanes comprend la situation de ses athlètes et de son staff technique pour les accorder le meilleur traitement salarial. Nous ne disons pas que nous avons les meilleurs salaires, mais nous faisons beaucoup d’efforts depuis notre arrivée à la tête de la section pour que tout le monde s’y retrouve. C’est très important, car si les joueurs sont dans de bonnes conditions, nous pouvons prétendre à des titres. Et nous avons eu des résultats probants ces dernières saisons. Le budget de cette saison était colossal, car nous devions jouer la BAL. Cela répond aux expressions des besoins faits par le coach dans le cadre du recrutement de joueurs professionnels, afin de présenter une équipe digne du nom et défendre les couleurs du Sénégal. Il fallait prendre plusieurs choses en charge : l’hébergement, la restauration, le transport, les assurances, entre autres poches de dépense. C’est une importante somme d’argent qui a été injectée pour mettre l’équipe dans de meilleures conditions.
Allez-vous conserver votre effectif ? Qu’en est il des étrangers qui devaient renforcer dans le cadre de la BAL ?

Le souhait c’est de conserver notre effectif et cette décision revient au coach. A l’AS Douanes, nous faisons confiance à l’encadrement technique qui devrait choisir les joueurs à conserver ou à libérer. C’est lui (Mamadou Guèye) le maître d’orchestre. Il sait le joueur performant et qui entre dans son projet. Notre projet est de toujours remporter des titres et nous ne nous cachons pas. Ce n’est pas faute de modestie, mais nous investissons beaucoup et cela nécessite des titres pour davantage motiver les autorités douanières à nous accompagner sur le plan financier. Nous allons tout faire pour pouvoir conserver les joueurs en fonction des besoins du coach. Concernant les joueurs étrangers, il y avait un Sénégalais, deux Américains, nous étions en discussion avec un Nigérian et Sud-soudanais. Nous avons aussi recruté un joueur nigérian qui est dans la NBA Academy à Saly. Les Américains sont rentrés et nous sommes toujours en contact avec eux. Nous réfléchissons aussi sur les possibilités à renforcer l’équipe.
Objectifs de la Douane pour la BAL ?
Les objectifs sont clairement définis par les autorités et c’est de faire une participation honorable. Cela fait longtemps que nous n’avons pas pris part à une telle compétition. C’est pour vous dire que nous avons une ambition de bien représenter le Sénégal, au regard de son palmarès sur le plan continental, sans oublier le comportement de notre discipline à l’échelle mondiale. Il est important pour nous de pouvoir s’aligner sur la même longueur d’ondes que les équipes nationales, afin de montrer que nous avons de bons clubs et que nos joueurs locaux sont capables de faire que certains des autres pays. C’est une concurrence qui est là. Nous faisons peur à tous les clubs qui prennent part à la BAL. Ils regardent les clubs sénégalais à l’image des équipes nationales avec ses stars hommes et dames. L’objectif c’est de jouer les play-offs et si nous pouvons atteindre les Finals Four, nous n’allons pas nous en priver.
La saison pourrait elle démarrer en novembre ? Est ce que vous envisagez la persistance du virus ?
Nous espérons que la propagation du virus sera maîtrisée par les autorités sanitaires pour que nous puissions démarrer au mois de novembre. Cela ne dépend pas des Fédérations sportives, mais c’est en fonction des mesures qui seront prises par les autorités étatiques. Nous espérons recommencer à jouer au basket au mois de novembre. Si la pandémie persiste, nous allons nous réajuster par rapport à la situation. Un manager doit être flexible et c’est ce qui nous permettra de nous réajuster. Il faut respecter les gestes barrières et c’est difficile en faisant du sport. Ce ne serait pas aussi important de jouer à huis clos comme le fait la Bundesliga ou dans d’autres pays sous peu. Le basket est un sport de spectacle et il faut du show et surtout de l’ambiance. C’est qui fait le charme de notre discipline sportive.
Qu’est ce qu’il faut pour que notre basket masculin retrouve son lustre d’antan ?
Nous sommes sur la bonne voie surtout au niveau des sélections nationales. Nous sommes en train de tout faire pour pouvoir figurer dans le top 3 ou 4 africain. Sur le plan mondial, nous essayons tant bien que mal de rivaliser avec les grandes nations. Je pense qu’il est important qu’on se retrouve tous autour de l’essentiel, que nous soyons unis pour accompagner l’encadrement technique et l’équipe fédérale pour atteindre les objectifs fixés. Un travail est en train d’être fait au niveau des clubs. Nous oublions souvent le travail abattu par nos techniciens au sein des clubs, malgré le manque de moyens. Il m’arrive de voyager et de visiter certaines localités du pays. Une fois, je suis allé à Kédougou et j’ai vu des garçons qui jouaient au basket. Ça m’a fait certes plaisir, mais je me suis dit que nos collectivités locales doivent aussi s’investir dans la réalisation des infrastructures. Le terrain n’était pas praticable, mais ils jouaient sur ces conditions. Le sport est une compétence transférée et l’Etat ne peut pas tout faire.
Les clubs déclarent un budget qu’ils n’arrivent pas à boucler et au cours de la saison ont souvent des problèmes de salaires…
C’est un problème de planification et chaque club doit connaître ses moyens et ses limites pour pouvoir recruter. Ce n’est pas la Fédération sénégalaise de basket, tout doit se jouer au niveau des équipes. A l’AS Douanes, nous tenons un langage de vérité aux joueurs en leur faisant savoir ce qu’on peut faire. C’est primordial pour que le joueur puisse vous respecter en tant que manager. La parole donnée est très importante. Nous sommes dans un sport amateur, mais le jour où nous serons professionnels il y aura des obligations dans chaque contrat. Chaque partie devrait respecter ses engagements pour éviter des actions en justice. Au niveau de la BAL, tous les contrats signés sont déposés à la NBA et nous avons mis en place un cadre juridique formel. Toutes les obligations doivent être respectées par chaque club. En cas de manquement, le club concerné pourrait être retiré de la compétition. Donc, je conseillerai aux autres présidents de club de dire concrètement ceux qu’ils peuvent payer aux joueurs.
Est-ce que la Douane pourrait conserver son coach qui est courtisé par des équipes étrangères ?
C’est l’objectif recherché et nous avons un projet socio-professionnel. L’objectif est de voir nos athlètes et techniciens d’être recrutés par les meilleurs clubs européens ou américains. Ce qui est fondamental et ce rapport de confiance entre nous et l’encadrement technique. Nous ne faisons pas de souci par rapport à ce qui se fait. Le coach (Pabi Guèye) est adjoint en sélection masculine A, meilleur coach du Sénégal depuis 2016. Je pense que c’est normal qu’il soit courtisé. Il reste à savoir si le coach est intéressé par ce projet. Il y a un rapport de confiance entre nous deux. Nous échangeons sur tout et je sais qu’il a d’ambitieux projets pour l’AS Douanes. Je sais qu’il est avec nous et nous ne souhaiterons par le voir monnayer son talent ailleurs. Avec la BAL, il y a plusieurs possibilités qui s’offrent à lui et pourquoi pas aller dans une franchise NBA pour continuer sa progression. C’est tout le mal que je lui souhaite.
D’aucuns disent que vous êtes le dauphin de Me Ndiaye et que lui même contribue à vous considérer comme tel…
Je me considère comme le premier Vice-président de la Fédération sénégalaise de basket. Je reste concentré sur les missions qui me sont confiées par le président Me Babacar Ndiaye. J’entretiens d’excellents rapports avec lui. Pour ce qui va advenir, je ne peux pas me préjudicier de ce qui va se passer. Pour le moment, je reste concentré sur le mandat reçu des clubs pour participer au développement et à la promotion du basket. Nous sommes des croyants et des pratiquants, mais nous ne savons pas qui sera là jusqu’à quelle date. Donc, nous prions Dieu pour qu’il nous prête longue. Me Babacar Ndiaye ne m’a jamais dit que je suis sin dauphin et c’est vous qui me l’apprenez. Il me considère comme son premier vice-président. Je le vois plus comme un frère. Je sais qu’il œuvre pour le développement du basket et il veut le propulser au sommet.
Et votre message à l’endroit des acteurs du basket ?
Je lance un appel au respect, à la sérénité à la retenue, à l’union des cœurs et des esprits, autour de l’essentiel qui est le développement du basket sénégalais. C’est ensemble que nous pouvons reconquérir les titres continentaux qui nous fuient. Si nous sommes solidaires, unis et généreux, nous pouvons atteindre ces objectifs. Il est important qu’on puisse reconquérir les trophées continentaux surtout chez les garçons et au niveau des dames. Il ne faut pas aussi oublier la petite catégorie, où un travail important est en train d’être fait.

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